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Auteur : Stan

Senior : acquérir une maison grâce au rachat de crédit

Senior : acquérir une maison grâce au rachat de crédit

Après 60 ans ou une fois la retraite atteinte, il peut être plus compliqué pour les Français se souscrire un crédit immobilier dans la durée. Les banques vont davantage surveiller l’âge de fin de prêt. Sans oublier l’assurance emprunteur qui sera plus importante.

Le crédit immobilier pour sénior

Les Français sont attachés à la pierre et l’ont encore prouvé en 2017, année durant laquelle le nombre de transactions sur le marché ancien a littéralement explosé. Les jeunes primo-accédants ne sont pas les seuls à s’endetter pour acquérir un bien immobilier. Généralement, en atteignant la cinquantaine, les emprunteurs terminent de rembourser leur prêt initial ou vont bientôt solder l’intégralité de leur crédit.

Pourtant, selon les évolutions professionnelles ou personnelles, il peut être intéressant d’investir de nouveau dans la pierre, ne serait-ce que pour préparer un patrimoine en vue d’une succession. Après 50 ans ou plus, il est toujours possible d’emprunter pour financer l’achat d’un bien immobilier.

Le crédit immobilier classique n’est pas la seule source de financement possible, il existe une autre opération bancaire : le rachat de crédits. Ce dernier implique d’avoir plusieurs prêts en cours de remboursement. Le regroupement permet, d’une part, d’obtenir une seule mensualité dont le montant sera davantage en adéquation avec les revenus des emprunteurs.

En effet, au fil des ans, en souscrivant plusieurs prêts (auto ou consommation), ces derniers ont vu leur taux d’endettement augmenter. La nouvelle mensualité réduite tombe également à pic en prévision d’un départ à la retraite significatif d’une baisse de revenus. A cette occasion, réviser une mensualité à la baisse et envisager un nouveau projet est opportun.

Limiter le coût de l’assurance de prêt immobilier

Le regroupement de crédits concerne les séniors car il peut permettre de financer un bien une fois un certain âge atteint. Lors de leur demande de regroupement, il suffit aux emprunteurs d’indiquer leur souhait d’acheter un bien immobilier. Pour un rachat de crédit, selon les profils, l’âge de fin prêt peut être supérieur à celui d’un crédit classique (plus de 75 ans).

Les séniors disposant d’un apport ou étant déjà propriétaire d’un bien pourront faire pencher la balance en leur faveur. Cependant, il faut s’attendre à ce que le montant de l’assurance-emprunteur soit plus élevé par rapport à un jeune emprunteur.

Avant d’accepter de couvrir le risque, le médecin de l’assureur peut exiger divers bilans de santé. En fonction de l’avis du corps médical, le taux de l’assurance sera plus ou moins élevé voire refusé. Pour limiter le montant de l’assurance de prêt, les séniors peuvent se tourner vers une délégation d’assurance. Il s’agit de souscrire une assurance différente de celle proposée par l’établissement prêteur (assurance de groupe).

En faisant jouer la concurrence, il est possible de réduire considérablement sa mensualité consacrée à l’assurance et tout cela avec des couvertures équivalentes. En conclusion, les séniors ne sont pas écartés du crédit immobilier ; au contraire.

Alzheimer : Gagner du temps sur la maladie

Alzheimer : Gagner du temps sur la maladie

On ne sait toujours pas guérir la maladie d’Alzheimer, mais des médicaments améliorent la vie quotidienne des patients. Pour eux, c’est un soulagement.

Pendant longtemps, on a cru être impuissant face à la maladie d’Alzheimer. Or, depuis 1994, ii existe des médicaments relativement utiles. Certes, ils ne guérissent pas la maladie, mais ils permettent au moins d’en ralentir l’évolution. Pour les patients, c’est une lueur d’espoir.

Claude Couturier, 57 ans, en témoigne : « Je suis sous traitement depuis sept ans, et mon état reste assez stable. Avant, je n’avais plus envie de rien. Peu à peu, j’ai retrouvé le goût de faire de la peinture, du modelage… ».

Christiane, 64 ans, suit également un traitement depuis six ans, à son grand soulagement : « Sans ce médicament, je ne sais pas où j’en serai aujourd’hui. J’ai ressenti les effets au bout de deux ou trois mois, surtout au niveau de la mémoire immédiate. Je me souviens mieux de ce que je viens de faire à l’instant », raconte-t-elle.

De l’avis des neurologues, l’amélioration apportée par ces traitements n’est pas spectaculaire, mais suffisamment importante pour retarder la perte d’autonomie.

Les progrès portent sur la mémoire, le langage et l’attention, des fonctions “cognitives” particulièrement altérées dans la maladie d’Alzheimer. Ils agissent également sur le psychisme et les troubles du comportement, en diminuant l’agressivité et l’agitation. « Grâce à ces médicaments et à une bonne prise en charge globale, les patients sont plus présents, plus actifs.

On estime que leur entrée en institution est reculée de quelques années.

Traiter selon le stade de La maladie

Deux sortes de molécules sont actuellement utilisées.

> Dès le diagnostic

Les médicaments cholinergiques peuvent être prescrits au stade « léger à modéré » de la maladie, donc au début.

Plus le traitement est précoce, plus il sera efficace. Ces molécules permettent de corriger, dans une certaine mesure, le déficit en acétylcholine, un “neurotransmetteur”, dont la baisse dans le cerveau est caractéristique de la maladie d’Alzheimer.

Quatre médicaments de ce type sont disponibles sur le marché. La tacrine fut le premier à sortir en 1994 mais, à cause de sa toxicité sur le foie, on lui préfère aujourd’hui le donépézil, la rivastigmine ou la galantamine.

> À un stade plus évolué

La mémantine est indiquée au stade “sévère” de la maladie, lorsque le patient perd son autonomie. Cette molécule abaisse le taux de glutamate, une substance présente en trop grande quantité dans le cerveau des personnes souffrant d’Alzheimer et qui accélère la dégénérescence des cellules.

Deux médicaments c’est mieux mais c’est plus cher

De récentes études ont montré qu’une « bithérapie », associant la mémantine à un médicament cholinergique, est plus efficace qu’un seul produit à la fois. Mais, les autorisations de mise sur le marché (AMM) sont très restrictives : les cholinergiques doivent être réservés au stade “léger à modéré”, la mémantine au stade sévère. Conséquence, la bithérapie n’est prescrite que dans les cas les plus difficiles, à des patients pris en charge dans un centre-expert.

En 2003, dans son rapport consacré à la Sécurité sociale, la Cour des comptes mettait froidement en balance d’un côté le coût élevé de médicaments qui — rappelons-le — ne guérissent pas la maladie d’Alzheimer, de l’autre le nombre croissant de personnes à soigner.

Le traitement est d’autant plus efficace que le patient baigne dans un environnement favorable et stimulant. Toutes les activités qui mobilisent l’attention, la mémoire et le langage font du bien aux malades. « Les résultats que nous obtenons dans les ateliers de musicothérapie et d’art-thérapie sont très intéressants, remarque Gerard Rafinon, médecin et consultant santé des séniors chez Réponses bien vieillir. Les patients sont moins dépressifs, plus calmes, plus sereins ».

La première communique beaucoup par Internet avec d’autres patients dans la même situation. La seconde participe à un atelier de fabrication d’un journal, lit, écrit, remplit des grilles de mots fléchés, et tout ça avec le soutien actif de son mari.

Par sa présence affectueuse et rassurante, la famille a, elle aussi, un effet positif… à condition qu’on lui facilite la tâche en l’aidant sur le plan social et financier.

En s’appuyant à la fois sur les médicaments, la famille et un cadre de vie stimulant, on arrive à aplanir les problèmes. Et la vie des patients est plus douce.

Senior : Protéger son conjoint survivant par libéralités et assurance vie

Senior : Protéger son conjoint survivant par libéralités et assurance vie

Il est possible d’améliorer la situation financière de votre conjoint en augmentant sa part de succession sur votre patrimoine.

Libéralités – Si vous avez des enfants, vous ne pouvez faire de libéralités (donations ou legs) à votre conjoint que dans la limite de la quotité disponible.

La quotité disponible est la part des biens appartenant à une personne qu’elle peut donner librement. Son montant varie suivant le nombre d’enfants que l’on a.

Avec un enfant, la quotité disponible est des trois quarts des biens. Avec deux enfants, elle est de la moitié. Si le défunt laisse trois enfants ou plus, il ne peut enfin disposer librement que du quart de ses biens.

La part des biens qui revient obligatoirement aux enfants s’appelle la réserve héréditaire. En clair, faire une libéralité en faveur de votre conjoint ne présente un intérêt que si vous avez un ou deux enfants. Cela permettra de lui attribuer au maximum les trois quart ou la moitié de vos biens. Les donations ou les legs qui dépassent la quotité disponible et entament la réserve héréditaires revenant aux enfants sont réintégrés dans la succession et le bénéficiaire de la libéralité est tenu d’indemniser les héritiers réservataires à hauteur de la fraction qui entame leur réserve.

Il existe cependant un tempérament à ces règles : la donation au dernier vivant.

Donation au dernier vivant – La loi permet aux époux de se consentir une donation au dernier vivant.

Cette donation prend effet à la mort d’un des époux et porte sur les biens de l’époux décédé en premier. La donation au dernier vivant s’effectue devant un notaire et permet d’augmenter substantiellement les droits du conjoint survivant, y compris lorsque le défunt laisse des enfants. Vous pouvez ainsi donner à votre conjoint :

  • soit la quotité disponible (hypothèse vue ci-dessus qui n’a d’intérêt que si vous laissez au plus deux enfants),
  • soit un quart de vos biens en pleine propriété et les trois autres quarts en usufruit,
  • soit encore la totalité de la succession en usufruit.

On remarque que la donation au dernier vivant est très utile lorsque le défunt laisse des enfants d’une précédente union, car elle permet au conjoint survivant de bénéficier de l’usufruit des trois quarts des biens de la succession en plus du quart en pleine propriété. La donation au dernier vivant est révocable. Elle est notamment automatiquement révoquée en cas de divorce.

Assurance-vie – Une autre possibilité pour transmettre des biens à votre conjoint est de souscrire en sa faveur une assurance vie.

Le contrat d’assurance vie est une convention par laquelle un assuré désigne librement un ou plusieurs bénéficiaires qui toucheront une rente viagère (une somme versée périodiquement jusqu’au décès du bénéficiaire) ou un capital (une somme versée au bénéficiaire en une fois) à son décès. L’intérêt de cette convention est que le capital ou la rente viagère transmis ne font pas partie de la succession de l’assuré.

Rappel en tableau des régimes d’imposition en termes d’assurance vie :

Succession assurance vie
Illustration : © Cieleden « Succession : assurance vie »

En clair, les biens transmis par ce moyen échappent à toute réintégration à la succession pour cause d’atteinte à la réserve.

Attention, toutefois, lorsque le montant des primes versées est manifestement exagéré, les héritiers réservataires ont la possibilité de saisir le juge pour demander le rapport des sommes à la succession, c’est-à-dire leur réintégration dans le calcul de l’actif successoral.