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Catégorie : Astuces Ehpad

Quelles activités manuelles pour occuper les seniors en EHPAD ?

Quelles activités manuelles pour occuper les seniors en EHPAD ?

L’EHPAD ou l’établissement hébergement pour personnes âgées dépendantes proposent souvent des ateliers d’activités manuelles pour occuper leurs pensionnaires. Les activités doivent être variées et accessibles pour retenir leur attention et leur faire passer un bon moment.

Les avantages des activités manuelles

Les activités manuelles pour les seniors de l’EHPAD sont choisies avec soin et diffèrent d’un atelier à un autre afin d’intéresser au maximum les seniors. Plusieurs activités sont disponibles sur le site DIY Realisable.pro ou encore sur Le site Bricoleur Pro, la pratique de ces activités donnera l’occasion au senior de se retrouver en groupe. Elles ne doivent pas les infantiliser, mais ne doivent pas non plus être trop compliquées. Les activités choisies cibleront la motricité au niveau des leurs mains et de leurs bras.

La décoration d’une boite

C’est une activité amusante que les seniors apprécieront. Pour le réaliser, il leur suffit de se procurer une boite à chaussure à décorer. Les seniors pouvant manipuler une paire de ciseaux découperont des figures de leur choix dans des papiers gommettes ou de simples papiers en couleur. Ensuite ils pourront les coller sur la boite. Il est possible aussi de récupérer de vieux magazines, c’est encore plus amusant, car selon le goût de chacun, il choisira les photos qui leur conviennent puis les colleront. Pour les personnes qui ne pourront pas couper, des petits dessins, des photos, etc seront découpés à l’avance et elles n’auront plus qu’à les coller. Pour terminer cet atelier, les seniors garderont chacun leur boite pour décorer leur chambre et y mettre leurs petits objets fétiches.

Le jardinage

Le jardinage est l’une des passions des seniors et on peut le ramener au sein de l’EHPAD pour en faire un atelier. Un tout petit pot sera distribué à chacun et ils n’auront plus qu’à le remplir avec un peu de terre puis de mettre la plante. Des plantes grasses conviendront, car elles sont résistantes et ne nécessitent pas beaucoup de soin. À la fin de l’activité, les seniors peuvent ramener les petits pots dans leur chambre et la présence de ces petites plantes leur donnera l’envie d’en prendre soin. Ils n’auront plus qu’à les arroser et de nettoyer les feuilles de temps en temps, une activité qui contribuera également à stimuler leur mémoire sur la fréquence des arrosages sans oublier de faire travailler leur motricité.

La peinture et le collage

Les seniors auront à décorer un petit support en bois de forme carré. Pour ce faire, il existe des figurines en pâte à sel que l’on peut retrouver par thème, par exemple les fleurs. Les seniors auront juste à les peindre puis à les coller sur le support. Ils peuvent aussi le compléter par des stickers en forme de cœur, d’étoiles, de nœud, etc. Les collages se feront sur tous les côtés et le milieu sera réservé pour un pense-bête sur lequel ils pourront écrire des petits messages.

Ces différentes activités manuelles permettront aux seniors de stimuler leurs mains et surtout leurs doigts. Voir un objet qu’ils ont fabriqué eux-mêmes leur procureront également du plaisir, sans oublier celui de pouvoir le rapporter dans leur chambre. Ils pourront le garder en souvenir et surtout le montrer fièrement à leurs visiteurs.

Alzheimer : Gagner du temps sur la maladie

Alzheimer : Gagner du temps sur la maladie

On ne sait toujours pas guérir la maladie d’Alzheimer, mais des médicaments améliorent la vie quotidienne des patients. Pour eux, c’est un soulagement.

Pendant longtemps, on a cru être impuissant face à la maladie d’Alzheimer. Or, depuis 1994, ii existe des médicaments relativement utiles. Certes, ils ne guérissent pas la maladie, mais ils permettent au moins d’en ralentir l’évolution. Pour les patients, c’est une lueur d’espoir.

Claude Couturier, 57 ans, en témoigne : « Je suis sous traitement depuis sept ans, et mon état reste assez stable. Avant, je n’avais plus envie de rien. Peu à peu, j’ai retrouvé le goût de faire de la peinture, du modelage… ».

Christiane, 64 ans, suit également un traitement depuis six ans, à son grand soulagement : « Sans ce médicament, je ne sais pas où j’en serai aujourd’hui. J’ai ressenti les effets au bout de deux ou trois mois, surtout au niveau de la mémoire immédiate. Je me souviens mieux de ce que je viens de faire à l’instant », raconte-t-elle.

De l’avis des neurologues, l’amélioration apportée par ces traitements n’est pas spectaculaire, mais suffisamment importante pour retarder la perte d’autonomie.

Les progrès portent sur la mémoire, le langage et l’attention, des fonctions “cognitives” particulièrement altérées dans la maladie d’Alzheimer. Ils agissent également sur le psychisme et les troubles du comportement, en diminuant l’agressivité et l’agitation. « Grâce à ces médicaments et à une bonne prise en charge globale, les patients sont plus présents, plus actifs.

On estime que leur entrée en institution est reculée de quelques années.

Traiter selon le stade de La maladie

Deux sortes de molécules sont actuellement utilisées.

> Dès le diagnostic

Les médicaments cholinergiques peuvent être prescrits au stade « léger à modéré » de la maladie, donc au début.

Plus le traitement est précoce, plus il sera efficace. Ces molécules permettent de corriger, dans une certaine mesure, le déficit en acétylcholine, un “neurotransmetteur”, dont la baisse dans le cerveau est caractéristique de la maladie d’Alzheimer.

Quatre médicaments de ce type sont disponibles sur le marché. La tacrine fut le premier à sortir en 1994 mais, à cause de sa toxicité sur le foie, on lui préfère aujourd’hui le donépézil, la rivastigmine ou la galantamine.

> À un stade plus évolué

La mémantine est indiquée au stade “sévère” de la maladie, lorsque le patient perd son autonomie. Cette molécule abaisse le taux de glutamate, une substance présente en trop grande quantité dans le cerveau des personnes souffrant d’Alzheimer et qui accélère la dégénérescence des cellules.

Deux médicaments c’est mieux mais c’est plus cher

De récentes études ont montré qu’une « bithérapie », associant la mémantine à un médicament cholinergique, est plus efficace qu’un seul produit à la fois. Mais, les autorisations de mise sur le marché (AMM) sont très restrictives : les cholinergiques doivent être réservés au stade “léger à modéré”, la mémantine au stade sévère. Conséquence, la bithérapie n’est prescrite que dans les cas les plus difficiles, à des patients pris en charge dans un centre-expert.

En 2003, dans son rapport consacré à la Sécurité sociale, la Cour des comptes mettait froidement en balance d’un côté le coût élevé de médicaments qui — rappelons-le — ne guérissent pas la maladie d’Alzheimer, de l’autre le nombre croissant de personnes à soigner.

Le traitement est d’autant plus efficace que le patient baigne dans un environnement favorable et stimulant. Toutes les activités qui mobilisent l’attention, la mémoire et le langage font du bien aux malades. « Les résultats que nous obtenons dans les ateliers de musicothérapie et d’art-thérapie sont très intéressants, remarque Gerard Rafinon, médecin et consultant santé des séniors chez Réponses bien vieillir. Les patients sont moins dépressifs, plus calmes, plus sereins ».

La première communique beaucoup par Internet avec d’autres patients dans la même situation. La seconde participe à un atelier de fabrication d’un journal, lit, écrit, remplit des grilles de mots fléchés, et tout ça avec le soutien actif de son mari.

Par sa présence affectueuse et rassurante, la famille a, elle aussi, un effet positif… à condition qu’on lui facilite la tâche en l’aidant sur le plan social et financier.

En s’appuyant à la fois sur les médicaments, la famille et un cadre de vie stimulant, on arrive à aplanir les problèmes. Et la vie des patients est plus douce.

Senior : Protéger son conjoint survivant par libéralités et assurance vie

Senior : Protéger son conjoint survivant par libéralités et assurance vie

Il est possible d’améliorer la situation financière de votre conjoint en augmentant sa part de succession sur votre patrimoine.

Libéralités – Si vous avez des enfants, vous ne pouvez faire de libéralités (donations ou legs) à votre conjoint que dans la limite de la quotité disponible.

La quotité disponible est la part des biens appartenant à une personne qu’elle peut donner librement. Son montant varie suivant le nombre d’enfants que l’on a.

Avec un enfant, la quotité disponible est des trois quarts des biens. Avec deux enfants, elle est de la moitié. Si le défunt laisse trois enfants ou plus, il ne peut enfin disposer librement que du quart de ses biens.

La part des biens qui revient obligatoirement aux enfants s’appelle la réserve héréditaire. En clair, faire une libéralité en faveur de votre conjoint ne présente un intérêt que si vous avez un ou deux enfants. Cela permettra de lui attribuer au maximum les trois quart ou la moitié de vos biens. Les donations ou les legs qui dépassent la quotité disponible et entament la réserve héréditaires revenant aux enfants sont réintégrés dans la succession et le bénéficiaire de la libéralité est tenu d’indemniser les héritiers réservataires à hauteur de la fraction qui entame leur réserve.

Il existe cependant un tempérament à ces règles : la donation au dernier vivant.

Donation au dernier vivant – La loi permet aux époux de se consentir une donation au dernier vivant.

Cette donation prend effet à la mort d’un des époux et porte sur les biens de l’époux décédé en premier. La donation au dernier vivant s’effectue devant un notaire et permet d’augmenter substantiellement les droits du conjoint survivant, y compris lorsque le défunt laisse des enfants. Vous pouvez ainsi donner à votre conjoint :

  • soit la quotité disponible (hypothèse vue ci-dessus qui n’a d’intérêt que si vous laissez au plus deux enfants),
  • soit un quart de vos biens en pleine propriété et les trois autres quarts en usufruit,
  • soit encore la totalité de la succession en usufruit.

On remarque que la donation au dernier vivant est très utile lorsque le défunt laisse des enfants d’une précédente union, car elle permet au conjoint survivant de bénéficier de l’usufruit des trois quarts des biens de la succession en plus du quart en pleine propriété. La donation au dernier vivant est révocable. Elle est notamment automatiquement révoquée en cas de divorce.

Assurance-vie – Une autre possibilité pour transmettre des biens à votre conjoint est de souscrire en sa faveur une assurance vie.

Le contrat d’assurance vie est une convention par laquelle un assuré désigne librement un ou plusieurs bénéficiaires qui toucheront une rente viagère (une somme versée périodiquement jusqu’au décès du bénéficiaire) ou un capital (une somme versée au bénéficiaire en une fois) à son décès. L’intérêt de cette convention est que le capital ou la rente viagère transmis ne font pas partie de la succession de l’assuré.

Rappel en tableau des régimes d’imposition en termes d’assurance vie :

Succession assurance vie
Illustration : © Cieleden « Succession : assurance vie »

En clair, les biens transmis par ce moyen échappent à toute réintégration à la succession pour cause d’atteinte à la réserve.

Attention, toutefois, lorsque le montant des primes versées est manifestement exagéré, les héritiers réservataires ont la possibilité de saisir le juge pour demander le rapport des sommes à la succession, c’est-à-dire leur réintégration dans le calcul de l’actif successoral.